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Mercredi 24 novembre 2021

Présentation par Catherine Perret de son livre
 Le tacite, l’humain – 
Anthropologie politique de Fernand Deligny


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Mercredi 8 décembre 2021

Relecture des Trois Essais : De l’enfant pervers polymorphe au clivage du moi.
Claude Rabant
Samedi 11 décembre 2021

Journée de travail
« La psychanalyse selon Françoise Dolto »

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THÈME DE L’ANNÉE

2021-2022
L’enfant, père de la psychanalyse ? 

Aujourd’hui, il apparait que dominent plusieurs discours, qui constitueraient un « triple-bind » pour l’enfance.
Tout d’abord, une certaine sacralisation, voire sanctuarisation, d’un petit être tout à la fois à préserver du Mal qui peut lui venir « de l’extérieur », et à magnifier comme enfant-roi jusqu’au tyran dans la spontanéité supposée de sa « volonté libre ». 

En contradiction, un soupson généralisé porté sur lui dès le début voire avant même de naître, sur ce qu’il pourrait receler de « ver dans le fruit », de danger potentiel qu’il abriterait et qu’il faut déceler dès que possible (et même avant !) pour prévenir qu’il ne devienne un adulte « anormal », déviant ou du moins non performant – bref, l’enfant-dépisté pourrions-nous le surnommer en souvenir de la tentative d’évaluation quasi-eugéniste à la maternelle. 

Et enfin, en cas de difficultés psychiques ou dans les apprentissages, la promotion de l’enfant « handicapé » dûment évalué, trié, et inclus, avec toutes les conséquences pour son entourage et son avenir. 

Comme on sait, une des raisons, pas la moindre, qui a pu faire « scandale « à la naissance de la psychanalyse, freudienne, a été qu’elle porte toute son attention à l’enfant dès son premier âge, que ce soit celui qui insiste en tout analysant, ou a fortiori que ce soient ceux, du petit Hans de Freud aux bébés de Dolto, que les psychanalystes ont appris à recevoir directement en analyse. Scandale particulièrement qu’on reconnaisse non seulement que « le bébé est une personne » (un sujet au langage) mais qu’il est pris entre demande, désir et jouissance, donc aux prises avec les intensités du sexuel et les enjeux de la sexuation (nommés par Freud sexualité polymorphe) – enfant non réductible donc à l’« enfantillage ». 

Comment la psychanalyse, dans ce contexte, peut-elle situer l’infantile dans ses pratiques et théorisations, sans céder à l’ignorance actuelle quant aux ressources de l’enfance, tout en protégeant les enfants des démissions et folies des adultes ? Comment l’enfant peut-il être reconnu au moins métaphoriquement comme « père » de l’analyse en ce qu’il façonne le devenir de chacun, tout en reconnaissant les paradoxes féconds de la latence et ce que la structuration de chacun a d’inassignable a priori ? Comment redonner à
« on tue un enfant » sa portée fantasmatique et au mot « grandir » sa valeur d’affranchissement pour la vie ? 

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