Les Mercredis du Cercle freudien

 

Articulés autour d’un thème de l’année, Les Mercredis sont, depuis les débuts du Cercle Freudien, le lieu où s’élaborent en commun les avancées de chacun.

Ils constituent un espace de travail, de rencontre et d’échange propre à former et entretenir les liens fondant une communauté psychanalytique.

Cet espace est ouvert à celles et à ceux qui s’intéressent au travail en cours et qui souhaitent faire connaissance avec notre association.

 

10, passage Montbrun 75014 Paris
à 21h15

M° Alésia, (entrée principale sous le porche)

Participation aux frais : 10 euros

 

mobius_anime - copie 

2020-2021

Identité et psychanalyse ( suite), 

                                                     Question de style(s)?

  

 

Tout en poursuivant le thème que nous avions initié l’an dernier qui reste toujours d’une actualité brûlante nous souhaiterions cette année vous proposer de déplacer le curseur du côté du psychanalyste.

Si, comme l’annonce Jacques Lacan: « C’est toujours à la pratique que la théorie a enfin à passer la main », sur quoi repose cette pratique?

Au cours de son séminaire qui suivait celui de Lacan, Olivier Grignon empruntait plusieurs chemins. L’un d’eux, et pas des moindres, était de pister l’homme Lacan derrière le psychanalyste. A partir de quelles expériences ou de quels savoirs en tant qu’homme y compris dans ses relations avec les femmes, Lacan travaillait-il en tant que psychanalyste? 

 Au-delà de la théorie et de ses références culturelles si variées, sur quoi fondait-il sa pratique et son style si particulier? 

Certains des derniers exposés au cours des mercredis présentés par différents intervenants vont dans ce sens et nous amènent à proposer cette relance. Sur quoi repose notre travail avec nos patients ? 

Il s’agirait d’interroger chacun sur quoi se fonde sa pratique. A partir de là serait-il possible de se faire une idée sur ce qui fait son identité de psychanalyste, ou plutôt ce qui fait son style?

  

Une pratique ritualisée, trop empreinte d’identifications aux « psychanalystes de la belle époque » – en place d’idéal – ne peut qu’être mise à mal dans le contexte actuel que nous traversons marqué par une crispation identitaire. Peut-être est-ce à partir de cette question du style dans ce qu’il peut avoir de singulier chez chaque psychanalyste, que la psychanalyse pourrait, par-delà les modes, arriver à se renouveler.

Car pour reprendre ce qu’avançait le couturier Yves Saint-Laurent; « Les modes passent, le style est éternel. La mode est futile, le style pas » 

      

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