L’association

LE CERCLE FREUDIEN : ASSOCIATION DE PSYCHANALYSE

 

Cette présentation tente de figurer l’état des lieux du Cercle Freudien. Le dynamisme propre à l’association, son lien à l’ensemble de la communauté analytique, son inscription dans les questionnements de notre siècle en font une structure en mouvement.
A son départ le Cercle s’est fondé sur une double orientation: le pari de l’hètérogène et l’exigence d’une éthique de l’énonciation.
Nous tentons d’énoncer ici l’état d’avancement de nos réflexions autour de la question: « Qu’est ce qu’un psychanalyste ? ».

Une certitude est au principe de l’existence et du développement du Cercle Freudien: l’association des psychanalystes est nécessaire.
Elle est nécessaire:
– pour que la psychanalyse continue de s’élaborer et de se transmettre;
– pour que les psychanalystes qui la réinventent jours après jours avec leurs patients dans la solitude de l’acte trouvent une adresse à leurs élaborations;
– pour que les psychanalystes puissent y trouver un appui collectif à leur formation;
– pour que la psychanalyse soutienne son inscription dans le champ social.
Cette perspective est celle qui animait Sigmund FREUD soucieux de constituer des lieux qui soutiennent et défendent la radicalité de sa découverte.
Après FREUD, Jacques LACAN a tenté l’invention d’une structure institutionnelle qui remette en jeu « le désir de l’analyste », structure organisée autour de son enseignement et du transfert qu’il suscitait.
De l’École Freudienne de Paris le Cercle a gardé l’exigence du retour à Freud et le frayage de ce retour par les avancées lacaniennes.
Chacune des instances de l’association : Assemblée générale des membres, Conseil d’Administration, Cardo œuvrent pour que l’institutionnalisation n’y décourage par l’invention. Ainsi le Cercle laisse-t-il à chacun le soin de régler lui-même sa place après l’avoir accueilli « au point où il en est de son propre cheminement analytique ». Il prend acte du travail de chacun mais laisse également chacun seul avec la responsabilité de son acte ; dans son rapport singulier à la psychanalyse. C’est selon le principe de l’hétérogénéité qu’il s’est donné au départ.
Néanmoins, consciente du réel en jeu dans le passage de l’analysant à l’analyste, I’association, notamment par l’instance du Cardo, tente de donner à ses membres les moyens d’inscrire ce passage subjectif dans la communauté analytique. Il est ainsi laissé au trajet singulier de chacun le risque de ses avancées théoriques et cliniques.
La communauté du Cercle y trouve la vraie raison de son association.