Daniel Weiss

Tact, style, discrétion, trois noms de l’acte analytique ?

 

Intervention dans le cadre des « Mercredis du Cercle freudien » à Paris le 13 juin 2018

 

Ce que je vous propose ce soir s’inscrit dans la suite d’une réflexion sur les entretiens liminaires à une analyse. Je préfère « liminaires » à « préliminaires » parce que ces premières rencontres constituent en elles-mêmes le seuil, le limen, qui marque l’entrée dans l’expérience. C’était pour des journées organisées à Lille en 2017. J’avais intitulé mon intervention « L’adresse de l’analyste ». L’équivoque soulignait la nécessité d’un certain savoir-faire de la part de l’analyste pour devenir le destinataire du transfert. Pas n’importe quel transfert : il s’agit du savoir-faire, de l’adresse, nécessaires pour que ce soit un transfert analysant qui s’instaure.

Le savoir-faire, évoqué à plusieurs reprises par Lacan dans divers contextes, est difficile à définir. En essayant de saisir en quoi peut consister celui de l’analyste, le terme « tact » m’est venu à l’esprit, et j’ai proposé un séminaire à Lille, essayant de déplier cette notion. Il se trouve que Guy Dana, dans son intervention d’ouverture en octobre dernier intitulée « Du séparable » y fait, plusieurs fois, référence. Je me suis dit que j’allais tenter de reprendre la balle au bond. Et en prenant le tact comme point de départ, deux autres signifiants s’y sont enchaînés : style et discrétion.

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