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À VENIR

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LE CERCLE FREUDIEN
Association pour la psychanalyse

Le Cercle freudien, association de psychanalyse, a pour buts d’organiser la réflexion et de favoriser l’élaboration dans le champ de la psychanalyse à l’adresse de tous ceux que concerne l’invention freudienne et sa relève lacanienne ;

  • d’en maintenir le plus haut niveau d’exigence et d’en promouvoir les effets dans la théorie et la pratique des psychanalystes ainsi que de ceux dont l’exercice professionnel est orienté par la psychanalyse;
  • de faire connaître les travaux produits dans le fil de cette exigence et de susciter les échanges et la communication avec les membres d’autres associations psychanalytiques en France et à l’étranger ;
  • d’assurer, en fonction du savoir actuel de la psychanalyse et dans l’axe de cette exigence, la formation des psychanalystes et de toutes les personnes parties prenantes de l’expérience freudienne.

Il se donne, pour ce faire, tous moyens adéquats, tels que réunions, publications, colloques, enseignements et séminaires.

Les activités du Cercle freudien, et en particulier les soirées du mercredi, sont ouvertes à toutes les personnes qui le souhaitent dès lors qu’elles se sentent concernées par l’invention freudienne.

Pour participer à un séminaire ou un groupe de travail, la seule condition requise est l’accord du ou des animateurs.

Les personnes qui le souhaitent peuvent rencontrer un responsable du Cercle freudien

Le Cercle freudien
10, passage Montbrun 75014 Paris
cerclefreudien.asso@gmail.com

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Le Cercle freudien est membre de
l’Inter-Associatif Européen de Psychanalyse
 et de Convergencia

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A son départ le Cercle freudien s’est fondé sur une double orientation : le pari de l’hétérogène et l’exigence d’une éthique de l’énonciation. Nous tentons d’énoncer ici l’état d’avancement de nos réflexions autour de la question: « Qu’est ce qu’un psychanalyste ? ».

Une certitude est au principe de l’existence et du développement du Cercle Freudien: l’association des psychanalystes est nécessaire.
Elle est nécessaire:
– pour que la psychanalyse continue de s’élaborer et de se transmettre;
– pour que les psychanalystes qui la réinventent jours après jours avec leurs patients dans la solitude de l’acte trouvent une adresse à leurs élaborations ;
– pour que les psychanalystes puissent y trouver un appui collectif à leur formation ;
– pour que la psychanalyse soutienne son inscription dans le champ social.
Cette perspective est celle qui animait Sigmund FREUD soucieux de constituer des lieux qui soutiennent et défendent la radicalité de sa découverte.
Après FREUD, Jacques LACAN a tenté l’invention d’une structure institutionnelle qui remette en jeu « le désir de l’analyste », structure organisée autour de son enseignement et du transfert qu’il suscitait.
De l’École Freudienne de Paris le Cercle a gardé l’exigence du retour à Freud et le frayage de ce retour par les avancées lacaniennes.
Chacune des instances de l’association : Assemblée générale des membres, Conseil d’Administration, Cardo, ainsi que la « Procédure d’inscription » mise en place depuis 2002, œuvrent pour que l’institutionnalisation n’y décourage par l’invention. Ainsi le Cercle laisse-t-il à chacun le soin de régler lui-même sa place après l’avoir accueilli « au point où il en est de son propre cheminement analytique ». Il prend acte du travail de chacun mais laisse également chacun seul avec la responsabilité de son acte ; dans son rapport singulier à la psychanalyse. C’est selon le principe de l’hétérogénéité qu’il s’est donné au départ.
Néanmoins, consciente du réel en jeu dans le passage de l’analysant à l’analyste, I’association tente de donner à ses membres les moyens d’inscrire ce passage subjectif dans la communauté analytique. Il est ainsi laissé au trajet singulier de chacun le risque de ses avancées théoriques et cliniques.
Les membres du Cercle y trouvent la vraie raison de leur association.

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THÈME DE L’ANNÉE

2020-2021
Identité et psychanalyse (suite), 

Question de style

Tout en poursuivant le thème que nous avions initié l’an dernier qui reste toujours d’une actualité brûlante nous souhaiterions cette année vous proposer de déplacer le curseur du côté du psychanalyste.

Si, comme l’annonce Jacques Lacan: « C’est toujours à la pratique que la théorie a enfin à passer la main », sur quoi repose cette pratique?

Au cours de son séminaire qui suivait celui de Lacan, Olivier Grignon empruntait plusieurs chemins. L’un d’eux, et pas des moindres, était de pister l’homme Lacan derrière le psychanalyste. A partir de quelles expériences ou de quels savoirs en tant qu’homme y compris dans ses relations avec les femmes, Lacan travaillait-il en tant que psychanalyste? 

 Au-delà de la théorie et de ses références culturelles si variées, sur quoi fondait-il sa pratique et son style si particulier? 

Certains des derniers exposés au cours des mercredis présentés par différents intervenants vont dans ce sens et nous amènent à proposer cette relance. Sur quoi repose notre travail avec nos patients ? 

Il s’agirait d’interroger chacun sur quoi se fonde sa pratique. A partir de là serait-il possible de se faire une idée sur ce qui fait son identité de psychanalyste, ou plutôt ce qui fait son style?

Une pratique ritualisée, trop empreinte d’identifications aux « psychanalystes de la belle époque » – en place d’idéal – ne peut qu’être mise à mal dans le contexte actuel que nous traversons marqué par une crispation identitaire. Peut-être est-ce à partir de cette question du style dans ce qu’il peut avoir de singulier chez chaque psychanalyste, que la psychanalyse pourrait, par-delà les modes, arriver à se renouveler.

Car pour reprendre ce qu’avançait le couturier Yves Saint-Laurent; « Lesmodespassent, le styleestéternel. La modeestfutile, le stylepas »