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SUMMARY:Paris - Freud L'homme Moïse un inédit
DESCRIPTION:Au local du Cercle freudien 10\, passage Montbrun 75014 Pariset par zoom à l’adresse suivantehttps://us02web.zoom.us/j/6463978608?pwd=NE1TcmpCL3N0eDFWREY2VHdkcEdwUT09 \n\n\n\nPrésentation par Thomas Gindelede l’ouvrage publié en 2021 aux éditions Imagodiscutant Serge Reznik \n\n\n\n\n\n\n\nEn septembre 1934\, Freud achève un ouvrage qu’il intitule L’Homme Moïse\, un roman historique\, mais il ne le publie pas. Un mois plus tard\, il écrit à Max Eitingon : « Une partie du texte inflige de graves offenses au sentiment juif\, une autre au sentiment chrétien\, deux choses qu’il vaut mieux éviter à notre époque. » Puis en 1935\, il confie à Lou Andreas-Salomé à propos de la figure de Moïse : « Ce problème m’a poursuivi toute ma vie. » C’est dire l’importance de cette réflexion sur la Bible\, le judaïsme\, et le christianisme pour le père de la psychanalyse. \n\n\n\nEn conservant — contrairement à son habitude — ce manuscrit autographe\, Freud a probablement souhaité laisser des traces sur l’élaboration complexe de son travail sur le monothéisme. Cette version initiale\, transcrite ici pour la première fois\, nous permet de comprendre pourquoi et comment\, alors que le nazisme se répand partout en Europe\, Freud a infléchi\, voire crypté\, sa pensée au fil des années\, jusqu’à la publication de son livre testamentaire sur Moïse\, paru en 1939. \n\n\n\nMichel Fagard et Thomas Gindele ont retrouvé à la Bibliothèque du Congrès\, à Washington\, le manuscrit jusqu’alors inédit\, l’ont transcrit\, traduit et annoté. \n\n\n\n* \n\n\n\nDepuis 1939\, les « freudiens » n’ont guère cherché à comprendre l’énigme du dernier livre de Freud\, à part la préface de Marie Moscovici à la traduction de L’homme Moïse… de 1986. Un ancien président de l’IPA me lançait\, il y a une dizaine d’années : « mais je n’y connais rien\, à l’Histoire ! » Il voulait dire que le Moïse ne valait pas la peine de faire cet effort\, car en fait\, il n’avait pas grand-chose à voir avec la psychanalyse. \n\n\n\nEn revanche\, les lacaniens\, s’intéressant aux autres sciences humaines\, ce sont eux qui ont édité des ouvrages sur cette question\, quatre livres\, à ma connaissance.  \n\n\n\nA l’évidence\, la chose est importante\, Freud n’écrit-il pas à Eitingon : « une partie du texte inflige de graves offenses au sentiment juif\, une autre au sentiment chrétien\, deux choses qu’il vaut mieux éviter à notre époque. » (lettre du 27 octobre 1934) ? Le Moïse est un livre qui vise à expliquer l’histoire des derniers millénaires de la culture\, accessible grâce à l’emploi des instruments psychanalytiques ! \n\n\n\nOr\, les historiens ont abandonné la question de l’origine du monothéisme aux biblistes\, qui sont formés par des études religieuses ! Est-ce là la raison pour laquelle ces derniers n’ont pas réussi à trouver de réponse au problème majeur posé par le texte de la Torah\, à savoir la coupure entre les deux premiers livres de la Bible\, qu’on appelle en français la Genèse et l’Exode ? \n\n\n\nLacan avait pensé à ce problème : « Qu’est-ce qu’était Moïse ? (…) depuis quand Yahvé était là. Yahvé était-il déjà le dieu d’Abraham\, d’Isaac et de Jacob ? (…) Ou cette tradition a-t-elle pu être rétroactivement reconstituée par le fondateur de religion que serait alors Moïse (…) ? » (Séminaire du 15 avril 1970) \n\n\n\nMais comment traiter ces questions qui sont bien présentes au sein du texte de Freud – sauf qu’elles n’y sont pas expliquées de façon transparente ? Ici aussi\, une phrase de Lacan peut servir d’appui : « Qu’est-ce que Moïse\, foutre nom de Dieu – c’est le cas de le dire – a à faire avec Œdipe et le père de la horde primitive ? Il doit bien y avoir là-dedans quelque chose qui tient du contenu manifeste et du contenu latent. » (Séminaire du 11 mars 1970). \n\n\n\nLa comparaison de la première version inédite du Moïse (1934) avec le texte publié donne de précieux indices à cet égard. Freud avait pris le soin de la mentionner à deux reprises (GW p. 158 et p. 210) – et de nous laisser le manuscrit en question\, que nous avons retrouvé à la Bibliothèque du Congrès à Washington\, transcrit et traduit avec Michel Fagard.Le Cercle Freudien vous invite à une réunion Zoom planifiée. \n\n\n\nParticiper à la réunion Zoomhttps://us02web.zoom.us/j/6463978608?pwd=NE1TcmpCL3N0eDFWREY2VHdkcEdwUT09
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