Les Mercredis du Cercle freudien

Programme de l’année 2015

Acte, politique, éthique

 La psychanalyse freudienne et lacanienne constitue la référence fondamentale du Cercle freudien, faut-il le rappeler. Cette référence, elle s’est, cependant, constituée au cours d’années traversées par de nombreux changements sociaux, culturels, politiques, et par des bouleversements tant durant le siècle de Freud que celui de Lacan.

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Theme de l’annee

 
  • MERCREDI 14 JANVIER 2015

Philippe BEUCKÉ

« A challenge »
Exposé d’ouverture sur le thème choisi pour l’année
Président de séance : Claude Spielmann

Nous fêterons ensuite la nouvelle année autour d’une coupe de champagne et de la traditionnelle galette.

 

  • MERCREDI 28 JANVIER 2015

Patrick CHEMLA

« L’offre de transfert à l’intrication du Collectif et du singulier »
Présidente de séance : Maryse Martin

Mon intitulé fixé avant les attentats terroristes qui viennent de nous atteindre était « L’offre de transfert à l’intrication du Collectif et du singulier. »

Je vais le garder, mais dans la suite du séminaire de la Criée tenu le 12 janvier j’essaierai de penser l’évènement, ce qu’il révèle de l’état de notre « être en commun » et des « guerres de subjectivités »; terme que j’emprunte à Fethi Benslama et qui saurait être réservé aux seuls musulmans. J’essaierai de dégager la notion de Collectif en la distinguant de « la foule organisée » dont parle Freud, mais aussi de la communauté et du communautarisme qui sont en train de déferler de façon ravageante.

Freud concluait son livre sur le Malaise dans la Culture en disant son inquiétude quant à l’issue de la lutte entre Eros et Thanatos. Qu’en est-il aujourd’hui dans l’actuel de la clinique, en cabinet et en institution, comment soutenir une « offre de transfert » qui prenne en compte ce registre de l’évènement qui nous frappe aussi  chacun de façon singulière?

Je m’appuierai sur la notion « d’analyse de l’analyse » et de « double aliénation » avancées par Jean Oury qui me paraissent indispensables pour penser le Collectif en le nouant au plus vif de la singularité,  pour en penser aussi le support précaire, en ce moment attaqué de toutes parts.

 

  • MERCREDI 11 FÉVRIER 2015

Claude RABANT

« L’arche de Freud : déni-forclusion (Verleugnung)
et désaveu (Ablehnung), opérateurs historiques. »

Président de séance : Philippe Beucké

 

  • MERCREDI 11 MARS 2015

Luba JURGENSON  écrivain, traductrice et universitaire (maître de conférences à Paris-IV)

« Vivre et écrire entre deux langues »

Présidente de séance : Laurence Gilloire

 

  • MERCREDI 25 MARS 2015

Daniel KOREN

PSYCHANALYSE  MaJ  V.2.0.15

Ce titre, je le trouve préférable, par dérision, aux autres qui me sont venus : « Faut-il ‘aggiorner’ la psychanalyse ? » ; « De la ‘subjectivité’ et de ‘son’ ‘époque’ », « Révolution veut dire revenir au point de départ ». Que l’on choisisse selon son goût ; les quatre concernent la question qui nous intéresse et nous interpelle, celle du devenir de la psychanalyse dans un monde où tous les repères semblent brouillés.

Lacan nous mettait en garde dès le début de son enseignement, dans une adresse célèbre aux psychanalystes : « Qu’y renonce donc  plutôt celui qui ne peut rejoindre à son horizon la subjectivité de son époque » (Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse, Ecrits, p. 321). Adresse toujours actuelle mais qui devrait surtout nous interroger : Y a-t-il une subjectivité particulière à une époque ? Et, d’après le singulier, cette ‘subjectivité’ serait-elle ‘une’ ? Quelle serait donc, à supposer qu’on puisse la définir, la subjectivité de notre époque ? Mais encore : quid de cette époque et de ses particularités ? Envisager cette question de l’époque devrait nous amener à considérer la psychanalyse comme un produit historique ? Et si oui, dans quel sens ? Comment fait-on pour « unir son horizon » à cette « subjectivité » de « son » « époque » ?

Questions toutes qui cessent de paraître de pure rhétorique lorsque l’on songe aux changements radicaux  dans le monde, dans la politique et la société,  dans la culture, dans les savoirs, dans les techniques, intervenus ces 25 dernières années.

C’est-à-dire non seulement bien après Freud, mais aussi après Lacan.

Quels effets ces changements portent donc sur la civilisation, mais aussi sur la psychanalyse et sur les psychanalystes ? Quid de leur acte ? De leur éthique ? De leur politique ?

Présidente de séance : Maryse Martin

 
 
 
  • MERCREDI 8 AVRIL 2015
 

Frédérique BERGER

A propos de son dernier livre : SYMPTÔME DE L’ENFANT-ENFANT SYMPTÔME paru chez L’Harmattan en 2014.  Elle est docteur en psychologie, chercheur associé au Centre De Recherches Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales et elle exerce la psychanalyse à Montpellier. Dans son livre s’entrecroisent éléments théoriques et cliniques avec des illustrations tirées de sa pratique au Vietnam. Partant des « antécédents  étymologiques » de ce terme, elle  en étudie les développements successifs particulièrement chez Freud et Lacan. Or, aujourd’hui plus que jamais, l’approche psychanalytique du symptôme permet se démarquer du discours commun et particulièrement des multiples pratiques œuvrant pour son éradication, c’est-à-dire pour une meilleure adaptation qu’elle dénonce sans ambiguïté. Abordant ces questions de l’intérieur même du champ analytique, l’auteur ne se pose pas en expert et le livre ne se veut pas un manifeste. Il est pourtant un livre politique très actuel suggérant la nécessité de soutenir une position analytique pour ne pas se soumettre aux différents dictats qui pèsent explicitement ou insidieusement sur chacunPrésident de séance : Claude Spielmann

 

 

  • MERCREDI 6 MAI 2015

Philippe ARTIERES

Historien, directeur de recherches au CNRS (Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain de l’EHESS)

« Visiter les morts »

Présidente de séance : Laurence Gilloire

 
 
  • MERCREDI 27 MAI 2015

Guy LERES

« Du schéma du discours capitaliste – lecture raisonnée »

Président de séance : Philippe Beucké

 

  • MERCREDI 17 JUIN 2015

Dan XU      Docteur en psychopathologie et psychanalyse université Paris VII

 

  • MERCREDI 1er JUILLET 2015

Jean COOREN     Neuropsychiatre et psychanalyste

A propos de son dernier livre « AUTRE POURRAIT ÊTRE LE MONDE Psychanalyse et démocratie »  éd Hermann Psychanalyse

 

  • MERCREDI 30 SEPTEMBRE 2015

Simone MOLINA

« L’Actuel dure longtemps »

Présidente de séance : Nicole Sorand

  • MERCREDI 14 OCTOBRE 2015

Guy DANA

« De l’espace à la pluralité des mondes avec Freud, Lacan et…Deleuze »

 Nous débattrons des caractéristiques analytiques que pour ma part j’ai privilégié  dans mon service.  A partir de la clinique des psychoses qui a toujours été au premier plan dans les choix qui ont été les miens, il s’agira de rebondir sur une question en filigrane : en quoi consiste de se dire psychanalyste dans le monde de la psychiatrie? Freud, Lacan et…Deleuze donnent chacun de nombreuses pistes tout en  convergeant  vers mon titre : De l’espace à la pluralité des mondes.

Présidente de séance : Laurence Gilloire

  • MERCREDI 4 NOVEMBRE 2015

Guy LERES

 « Lecture raisonnée du discours capitaliste selon Lacan »

Après l’insistance faite sur l’importance des places, il sera proposé une lecture inhabituelle du mathème inscrit à Milan en 1972.

Présidents de séance : Philippe Beucké et Elisabeth Malissen

  • MERCREDI 18 NOVEMBRE 2015

Bénédicte DE SAINT-GERMAIN

 « Pour une sortie des ténèbres »
 
 
Il est peu question des unités d’hospitalisation en psychiatrie. Pourtant elles accueillent les sujets psychotiques à des moments cruciaux et dramatiques de leur vie.
Pourtant, elles subissent de plein fouet le raz de marée de la nouvelle gouvernance.
 
Nous parlerons ici de l’une d’entre elles, la « psygé 21 » du 92, en immersion comme les autres dans l’univers langagier de cette plus si nouvelle gouvernance et de ses impératifs, traversée par la langue moderne psychiatrico-socio-éducative ou empêtrée d’un vocabulaire psychanalytique trop souvent vidé de son discours.
Cette unité depuis deux ans tend à renaitre de ses cendres afin de se constituer à nouveau comme lieu, lieu d’accueil de la folie.
Pour cela pas de plan préétabli mais la prise en compte de la dimension institutionnelle et l’émergence de propositions, autant de constructions et de déconstructions à l’oeuvre.
De ces transformations, des fils qui s’en dégagent, de la manière notamment dont peut se tisser un travail autour de la langue et de ses effets sur la pratique avec les patients psychotiques, nous souhaitons témoigner.
A trois voix, celles de Marion Hull (médecin responsable de l’unité), Sandrine Garcia (cadre) et moi-même Bénédicte de Saint Germain (psychologue), nous voulons partager avec vous ces possibles en leur balbutiements, nos questions et nos points de butées certainement.
 
 
 Président de séance : Claude Spielmann
  • MERCREDI 2 DECEMBRE 2015

Annick GALBIATI

Ravages actuels.
Addictions et pulsion de mort.

Président de séance : Philippe Beucké